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L'importance des loisirs

Pourquoi les loisirs sont d’une importance cruciale dans l’orientation professionnelle ?

 

Petite, j’étais très timide, très sensible et n’osais pas aller vers les autres. A 7 ans, je me retrouvais d’ailleurs seule dans la cour de récré. Et les commentaires de mes professeurs sur mes bulletins de notes étaient pratiquement unanimes : « Discrète. Ne participe pas assez ». Mais c’était plus fort que moi, j’avais peur de prendre la parole et de me tromper, au risque que mes camarades de classe se moquent de moi, car c’était déjà arrivé une fois et donc il était plus confortable pour moi de m’abstenir. J’ai appris à m’effacer. En cours, j’étais disciplinée, je faisais ce qu’on me demandait sans rien dire. Souvent, je soufflais la réponse à la question tout bas, pour pas que l’on m’entende, même si celle-ci était bonne. Je ne souhaitais juste pas être interrogée, mais je suivais. Tant pis si les autres disaient à haute voix ce que je pensais tout bas, je me disais que j’étais comme ça, à laisser parler les autres avant moi.

 

En 4ème on nous demandait déjà d’avoir une idée du métier que l’on voulait exercer. Relativement difficile de trouver « sa » voie à 13 ans. Toutefois, j’étais passionnée par la photographie depuis l’âge de 10 ans (âge auquel j’ai eu mon premier appareil photo numérique) et vous comprendrez que cette passion a changé ma vie.

 

Ayant changé d’activités extra-scolaires chaque année, la photographie ne m’a jamais quittée.

 

Après deux stages de 3ème dans ce domaine, on m’a clairement fait comprendre qu’il était difficile de vivre de cette activité ; et arrivée au lycée, je souhaitais m’orienter vers un Bac général qui pouvait me permettre de réfléchir plus longtemps à mon orientation. Or, mes professeurs me disaient que je n’avais pas le profil et que la filière technologique serait plus adaptée pour moi. Je me suis alors renseignée sur le BAC STI Arts appliqués qui semblait être une voie intéressante par rapport à mon projet. Malgré un soutien du directeur des études, j’étais sur liste d’attente. On m’a alors conseillée de m’orienter vers un Bac STG (Sciences et Technologies de la Gestion), ce que j’ai fait. Et là, j’ai découvert un fort intérêt pour le management et la communication et gestion des ressources humaines, qui m’ont donné envie de poursuivre vers une faculté de psychologie avec une spécialisation en accompagnement des trajectoires professionnelles.

 

Je poursuivais mes séances photos en me spécialisant petit à petit dans le portrait, car j’aimais le relationnel avec les personnes que j’accompagnais, les mettre en valeur et leur redonner confiance en elles. Cette passion m’a alors permis de reprendre confiance en moi, en m’obligeant à aller vers les gens, de me montrer et d’exprimer ma sensibilité tout en prenant du recul par rapport aux critiques et au regard des autres. Une grande avancée pour la timide que j’étais !

 

Aujourd’hui, cela fait 3 ans (le 1er juin) que je suis à mon compte en tant que photographe en parallèle de mon activité de psychologue du travail, et que je fais du lien entre les deux, en proposant des séances de thérapie par la photo, en utilisant la photo comme un outil et non comme une fin en soi.

 

Alors, ne négligez pas ce que vous aimez en dehors de votre travail ou de vos études, ce qui vous fait vibrer, car peut-être qu’un jour cela vous servira pour trouver un équilibre de vie et pourquoi pas créer votre propre métier en combinant plusieurs activités en une, qui sait ?

 

Terminé de mettre les gens dans des cases, vous pouvez créer votre propre « case ».