· 

La vie est comme un jeu de Lego

 

Voilà un bon mois que je n’avais pas partagé avec vous. L’occasion pour moi de prendre aussi quelques jours de vacances bien mérités !

Aujourd’hui, je souhaiterai partager avec vous mon ressenti et mes questionnements.

 

Hier soir, en me couchant, j’ai ressenti une certaine angoisse et une incertitude par rapport à mon avenir professionnel, qui se sont manifestées par des tensions au niveau des omoplates et des trapèzes et l’estomac noué.

 

Je fais pourtant ce que j’aime, je me sens utile et j’ai une variété d’activités qui me permet de ne pas m’ennuyer. J’exerce mon activité de psychologue du travail et photographe en indépendante, j’interviens en sous-traitance pour animer des ateliers Pôle Emploi, je suis vacataire au CNAM pour la réalisation de bilans de compétences ; prochainement je vais intervenir pour animer des cours de TD à des étudiants en Université autour de leur projet personnel et professionnel et on m’a contactée pour animer des sessions collectives autour de l’Ikigaï de septembre à juin, auprès de dirigeants d’entreprises.

Je me suis même inscrite pour faire du bénévolat à partir de septembre, pour accompagner un enfant déscolarisé et réaliser des simulations d’entretiens d’embauche auprès d’étudiants pour les préparer à l’entrée sur le marché du travail.

Un beau programme ! me direz-vous.

Et pourtant…

 

Ça peut sembler étonnant mais il me manque quelque chose que je ne saurai définir précisément…

J’aime travailler, j’ai besoin de me sentir utile et bien évidemment de gagner de l’argent pour pouvoir concrétiser d’autres projets encore plus grands et motivants et aider encore plus de monde, mais dans le même temps j’ai l’impression d’être polluée en permanence.

2020 est une année « Test ». J’ai petit à petit quitté le salariat pour me consacrer au développement de mes activités, auxquels j’ai ajouté encore davantage de cordes à mon arc et dû adapter mes activités au contexte de la crise sanitaire. Je repousse constamment mes limites et ne me ferme pas de portes quant aux opportunités qui se présentent à moi.

Finalement, la vie est comme un jeu de LEGO que l’on construit et déconstruit.

 

J’ai pris 26 ans il y a une semaine et c’est comme si la vie me disait déjà : « STOP, fais le point et fais le tri, pour laisser de côté le superflu. Tu as testé beaucoup de choses, beaucoup de briques mais la tour de LEGO devient trop haute pour résister au poids et risque de s’écrouler. »

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase ?

Le non versement de mes prestations du mois de juillet.

(Heureusement que je suis rigoureusement ma comptabilité !)

 

Je me pose alors pour faire le point sur mes envies, ce qui me motive ou pas, sur ce que chaque activité m’apporte ou pas et j’en viens à la conclusion que finalement je retournerai bien vers du salariat à temps partiel, pour continuer tout de même mes accompagnements en tant qu’indépendante et pouvoir m’assurer un certain équilibre. Mais cela implique que je retire certains blocs de ma tour de LEGO, sans pour autant que cela me mette en danger financièrement et psychologiquement.

 

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

 

Tout simplement parce que vous pourriez vous retrouver à ma place, et peut être d’ailleurs est-ce déjà le cas.

 

Je vous invite à faire le test en prenant les LEGOS de vos enfants (ou bien les vôtres si vous en avez) ou bien en remplaçant par un équivalent. Identifiez toutes les responsabilités que vous avez chaque jour, chaque semaine, chaque mois… chacune d’entre elles représentent un bloc. Assemblez-les en une tour et voyez si elle tient et jusqu’à quel point elle bascule.

 

 

Si elle se brise, qu’est-ce qui permettrait de la faire tenir ? Du renfort pour la rendre plus robuste ? Ou bien retirer certains blocs pour la réduire, afin de trouver l’équilibre ?